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Tandem Mulhouse bar à vins

Tandem : un bar à vins atypique à Mulhouse

Ouvert à l’automne 2020, Tandem est une adresse que je n’avais pas encore eu l’occasion de tester. C’est désormais chose faite, et plutôt deux fois qu’une !

Des vins d’Alsace sélectionnés avec goût

Contrairement à la plupart des bars à vins que je connais, à Tandem un seul terroir est mis à l’honneur : l’Alsace. Un peu dubitative au début car j’aime surtout le rouge, je me suis laissée convaincre : les deux boss de Tandem connaissent leurs produits, et savent bien en parler. Et aussi, j’ai été séduite par la philosophie du lieu, qui ne propose que des vins vivants, en biodynamie, chez des vignerons qui ont l’amour du métier. Chacun des vins que nous avons bus a été une vraie révélation, avec une mention spéciale au vin de fermentation que je n’avais encore jamais testé. Bref une super expérience, et des vins qu’on n’oublie pas.

Des mets inventifs et riches en saveurs

L’autre bonne surprise de Tandem, qui est d’ailleurs indissociable des vins (dans un bar à vins que se définit autour de la phrase « libres penseurs et mangeurs »), est la carte. L’os à moëlle est une tuerie avec sa garniture pleine de peps, la poitrine de porc est croustillante et savoureuse à souhait, l’aubergine déclenche une vraie explosion de goûts, la crème brûlée infusée à la verveine est d’une grande finesse. Tout était vraiment excellent et créatif, le chef mexicain de Tandem est vraiment au top ! Les portions sont plutôt en mode tapas, ce qui permet de partager et de goûter un peu à tout.

Informations pratiques
Tandem
35, rue des Trois Rois
68100 Mulhouse
Tel : 07 61 79 00 59
Site web : www.tandem-mulhouse.fr
Facebook : https://www.facebook.com/tandem.mulhouse68

Autopartage Citiz : la voiture en toute liberté

Vous avez sans doute déjà vu les véhicules Citiz sillonner les rues de Mulhouse en vous demandant peut-être si l’autopartage pourrait vous convenir. Simple à utiliser, Citiz répond à vos besoins ponctuels de voiture et s’inscrit dans une démarche qui favorise à la fois votre budget et l’environnement. On vous explique tout.

Une voiture quand vous voulez, les contraintes en moins

La voiture représente aujourd’hui une part importante du budget des ménages : il s’agit du deuxième poste de dépense, juste après le logement. Et généralement, avoir un véhicule signifie rogner sur d’autres besoins ou envies. Si la voiture est perçue bien souvent comme étant une nécessité, il convient toutefois de se poser les bonnes questions : ai-je vraiment besoin d’une voiture ? Ma famille pourrait-elle s’éviter l’achat d’un deuxième véhicule ? Est-ce que mon utilisation de mon véhicule pourrait parfois être remplacée par un autre moyen de transport (tram, vélo, etc.) ? 

Une seconde voiture ? Préférez Citiz 🙂 -@Citiz

Faire le point sur ses usages peut aboutir à un constat intéressant : finalement, la voiture, voire la deuxième voiture du ménage n’est pas forcément indispensable. Et face à cette évidence, mesurer le coût généré par la possession de ce véhicule laisse songeur. Entre remboursement d’un crédit, assurance, entretien, carburant, la voiture est un gouffre financier. Avec Citiz, vous pouvez vous libérer de cette contrainte tout en continuant de profiter d’un véhicule en cas de besoin. De plus, vous limitez l’impact écologique d’une voiture puisque chaque utilisation sera mûrement réfléchie.

Citiz, l’autopartage simple et économique 

Disponible 24h/24h, Citiz est accessible partout à Mulhouse avec 12 stations et 16 véhicules. C’est la solution idéale pour vous si vous avez besoin d’un véhicule de temps en temps pour faire vos grosses courses mensuelles, planifier une escapade, profiter de vos loisirs ou encore raccourcir un trajet trop long en transports. 

Des stations presque partout à Mulhouse -@Citiz

Le fonctionnement de Citiz est très simple : il suffit de s’inscrire pour obtenir vos identifiants et votre carte d’abonné, puis de réserver votre voiture. Vous accédez ensuite à votre véhicule en libre-service 24h/24h avec votre carte d’abonné ou via l’appli Citiz installé sur votre smartphone.

Une grande simplicité d’utilisation -@Citiz

Citiz offre plusieurs formules pour accéder à l’autopartage, selon les usages que vous prévoyez. Par exemple, en cas d’usage récurrent mensuel, la formule Fréquence est disponible à partir de 2€ de l’heure + 0,37€/km avec un abonnement de 16€/mois. 

Très pratique pour les habitants de Mulhouse et sa région, l’offre Classique de Citiz à 8€/mois est incluse gratuitement dans le Compte mobilité, avec une facturation mensuelle de tous vos usages en matière de transport, voiture incluse donc.  L’inscription est très rapide, et vous pouvez également ensuite réserver votre véhicule via l’appli en quelques clics. 

Une offre spéciale pour découvrir Citiz ! 

Vous hésitez encore ? Citiz va vous convaincre et vous propose de découvrir l’autopartage de manière simple et à prix très doux : 

  • Inscrivez-vous en ligne ou via l’application Citiz
  • Téléchargez la photo de votre permis et de votre pièce d’identité
  • Attendez la validation
  • Accédez au service
  • Bénéficiez de 3 mois gratuits d’abonnement au  meilleur tarif, soit à partir de 2€/heure + 0,37€/km en formule Fréquence.
  • Profitez de votre véhicule ! 

Gagner en liberté et faire des économies, c’est donc possible avec l’autopartage. Alors, qu’attendez-vous pour tester Citiz ?

Ma sélection pour la saison 2019-2020 de la Filature

Chaque année en juin, la Filature présente la prochaine saison lors d’une soirée festive. Voici mes coups de coeur en avant-première.

Danse : Maguy Marin et Jan Fabre

C’est toujours ce que je sélectionne en premier dans le programme car la danse c’est vraiment le spectacle vivant que je préfère. Et à la Filature, la programmation est toujours très attirante. Bine sûr, je me laisserai surprendre par les nombreuses propositions de chorégraphes que je ne connais pas, mais je ne manquerai pas les valeurs sûres que sont Jan Fabre et Maguy Marin (dont j’avais adoré l’hypnotique BiT).

Jan Fabre, « Attends, attends, attends (pour mon père) ©Wonge Bergmann

May B (Maguy Marin), mardi 5 mai
Attends, attends, attends…(pour mon père) (Jan Fabre), samedi 14 mars

Théâtre : « Othello » et « Piscines »

Au fil des saisons, j’ai fait de belles découvertes à la Filature et cette année j’avais beaucoup aimé le cycle de théâtre du réel, avec notamment un mémorable « Stadium ». Je choisis Othello, car c’est une des plus belles pièces de Shakespeare, et « Piscines », car la thématique m’interpelle.

Othello (William Shakespeare-Aurore Fattier) : jeudi 28 et vendredi 29 novembre
Piscines (Francois Bégaudeau-Matthieu Cruciani) : mardi 12 et mercredi 13 mai)

Chanson : Jeanne Added

J’ai écouté en boucle son titre « Mutate », sa voix et son univers me séduisent…J’aime pouvoir écouter des artistes comme Jeanne Added ou encore Girls In Hawaii dans la grande salle pour le bonheur d’une acoustique irréprochable.

Jeanne Added : mardi 10 décembre

Jeanne Added © Julien Mignot

Cirque : le cirque Eloize

C’est habituellement en décembre que la Filature se transforme en chapiteau géant pour un spectacle de cirque tout public. Après avoir été conquise par l’incroyable Slava’s Snowshow, je me réjouis de voir enfin les Canadiens du cirque Eloize.

Cirque Eloize : du 4 au 7 décembre

Cirque Eloize © Pierre Manning
Infos et abonnements :
La Filature, Scène nationale
20 allée Nathan Katz
68100 Mulhouse
Tél. : 03 89 36 28 28
http://www.lafilature.org
https://www.facebook.com/LaFilature.Mulhouse/

Ban Thai : un excellent restaurant thailandais à (re)découvrir

[EDIT 02/03/2020] Le Ban Thai est malheureusement définitivement fermé.

Excentré, presque confidentiel, le Ban Thai vaut toutefois le détour. Je vous dis pourquoi :-).

Le Ban Thai est situé rue de Bâle, non loin du Rustique. C’est en sortant d’un chouette spectacle à la Filature qu’on a eu l’idée d’y aller : il n’est pas très loin et évite d’aller au centre-ville. Mais ce ne sont pas les seuls atouts du Ban Thai bien sûr !
Depuis quelques temps, on a de plus en plus de choix pour déguster de la cuisine thai à Mulhouse : du Khrua Thai, la référence, au Chili Thai, le petit nouveau, chaque établissement a son charme et ses spécialités.
Ce que j’adore au Ban Thai, c’est son curry vert, pour moi c’est le meilleur ! Il est très parfumé et bien relevé, copieux et riche avec ses petits légumes thais, et on peut le déguster seul comme une soupe ou accompagné d’un bon riz gluant. Côté prix, je crois que c’est imbattable : 9,30€ mon curry vert de boeuf !

Mon curry vert de boeuf et son riz gluant – © My-Mulhouse.fr


Aux fourneaux, la patronne est thailandaise et vraiment adorable, tout comme son époux qui officie au service. Alors même si la déco reste assez simple, n’hésitez pas à y aller pour vous régaler de saveurs authentiques !

Informations pratiques
Ban Thai
183, rue de Bâle
68200 Mulhouse
Tel : 03 68 47 66 24
Site (avec la carte) : http://www.banthai-mulhouse.com

« Hospitalités » et « Stadium » : le théâtre du réel à la Filature

Comme dans la BD par exemple, j’aime beaucoup la rencontre de l’art et de la « vraie vie ». Ca tombait bien, le mois de mai à la Filature était axé sur le théâtre documentaire !

« Hospitalités » : un village face à son histoire

« Hospitalités » est l’histoire d’un village basque raconté par ses habitants. Ou plutôt, l’histoire des habitants du village, qui découvrent qu’ils vont accueillir une famille de réfugiés. Ils sont neuf sur scène, du maire à l’esthéticienne, et ils nous font part de leur vie, leurs doutes… des récits intimes, qui invitent le spectateur à s’interroger. Comédiens pour l’occasion, les habitants de la Bastide-Clairance nous émeuvent ou nous font rire avec de vibrantes et étonnantes confessions. On les découvre, et on comprend qu’ils ne sont pas aussi simples à appréhender que le laisserait croire un premier regard. une très jolie leçon de vie, loin des clichés.

« Hospitalités – © Pierre Nydegger et Laure Cellier

« Stadium » : la passion du foot à Lens

On dit d’eux qu’ils sont le meilleur public de France… et cela s’est vérifié hier soir à la Filature ! Pour « Stadium », Mohamed El Khatib a convié 53 supporters du RC Lens à nous raconter leur vie autour du foot. Et c’était magique. Entre Yvette, sa grande famille et son intérieur incroyable, les chants du stade qui sont venus faire trembler les murs de la Filature, cet immense drapeau cousu main déployé sur la scène dans un pur moment de grâce, le public a pu toucher du bout des doigts cette ferveur qui habite les fans de foot lensois de génération en génération. Et au passage se régaler, pendant la mi-temps, à à la baraque à frites installée sur la scène :-).

La mascotte et la (vraie) baraque à frites
© Yohanne Lamoulere



Et le spectacle, ce n’était pas seulement à l’intérieur de la Filature : sur le parvis, on pouvait déguster de vraies frites du Nord, des fricadelles et de la bière Chti. Après la représentation, toute la troupe de supporters / comédiens a prolongé le plaisir en faisant la fête à l’extérieur !

J’ai aimé : un vrai bonheur, cette soirée !

J’ai moins aimé : RAS

Informations pratiques :
La Filature
20, allée Nathan Katz
68200 Mulhouse
Tel : 03 89 36 28 28
www.lafilature.org

Saison 22/23 de la Filature : mode joie activé

Après deux saisons difficiles, la Filature part à la reconquête du public. Suite à la conférence de presse de la semaine dernière, nous avons sélectionné pour vous des rendez-vous à ne pas manquer.

Danse : Damien Jalet sur tous les fronts

C’est vers la danse que je me tourne habituellement en premier, et je n’ai jamais été déçue des propositions de la Filature. Damien Jalet devait être le fil rouge de la programmation 2020/2021, mais la pandémie est venue tout chambouler. Cette fois, ce chorégraphe très créatif, qui développe son univers aussi bien sur scène que dans des collaborations remarquées avec des artistes exigeants (comme Thom Yorke de Radiohead pour son film « Anima »), est de retour. Et ce sont pas moins de trois rendez-vous auxquels nous invite la Filature : Skid (15 et 16 novembre), Vessel (15 janvier) et THR(O)UGH (16 et 17 mai).

THR(O)UGH © Bettina Stoess

Théâtre : une saison décalée et ambitieuse

Parmi les 24 spectacles de théâtre programmés cette année, j’ai tout particulièrement été intriguée par l’univers délicieusement kitsch de Christoph Marthaler, qui avec « Das Weisse vom Ei » (d’après Eugène Labiche) nous invite à un moment léger, drôle, flirtant avec le boulevard. A voir les 10 et 11 janvier.
« Arlequin poli par l’amour » de Thomas Jolly, revisite Marivaux en mode résolument moderne et déraisonnable, une folie à ne pas manquer les 15, 16, 17 et 18novembre. Notons aussi la présence de l’immense Yolande Moreau, accompagnée de Christian Olivier des Têtes Raides le 16 décembre, pour un « Prévert » qui devrait faire date.

Das Weisse Vom Ei © Simon Hallstrom

Musique, humour, cirque : des propositions éclectiques

La Filature accueille l’Ensemble intercontemporain pour deux dates : Newborn le 7 novembre et Harlekin le 27 novembre, avec le soliste de clarinette Martin Adamek. côté humour, Vincent Dedienne viendra faire son show le 12 avril. Quant au cirque, le rendez-vous traditionnel de la Filature chaque année en décembre, c’est la compagnie XY qui nous proposera cette fois de prendre notre envol avec Möbius (du 7 au 11 décembre).

Mobius ©Christophe Raynaud de Lage

La Filature, c’est aussi…

N’oublions pas bien sûr les très belles expos photos qui jalonneront la saison, avec notamment le travail d’Anna Malagrida, qui s’annonce déjà comme un évènement. Le jeune public n’est pas en reste, quatre propositions sont programmées cette année, accessibles dès 3 ou 5 ans. Débutés cette année, les dimanches de la Filature associent différents partenaires pour des propositions artistiques et culturelles qui fédèrent, dynamisent, innovent.

Vous voulez en savoir plus sur la programmation de cette saison 2022/2023 ? Rendez-vous sur le site de la Filature !

Initials V.V.

Auteur de BD, prof d’arts plastiques, passionné de musique, Vincent Vanoli vient de publier son « Panorama de la musique populaire » aux éditions Chicmedias. Rencontre avec un artiste prolixe, qui nourrit de matériau autobiographique son dessin distordu et fantasmagorique.

Vincent Vanoli en dédicace à Mélodie en Sous-sol © Zab Chipot

C’est au Gambrinus que je retrouve Vincent, une heure avant le début de son DJ set avec son pote et autre habitué des lieux, DJ Moket. Le livre est sorti en avril dernier, et Vincent se prête de bonne grâce aux rencontres, dédicaces et interviews pour en parler – y compris sur ARTE, ce qui souligne bien la place à part qu’a cet auteur singulier dans l’univers de la BD contemporaine, avec la parution d’une quarantaine d’albums en un peu plus de 30 ans. Mais, une fois n’est pas coutume, ce n’est pas une BD que Vincent a publié cette année, mais un foisonnant et non-encyclopédique « Panorama de la musique populaire » qui convoque 340 artistes dans un ouvrage dont il nous raconte la genèse, l’élaboration, et la suite.

Ton « Panorama » est né en ligne, sur Facebook. Comment t’es venue l’idée de ce livre ?

J’ai démarré ce travail en 2020, pendant le confinement : la période était angoissante, il fallait que je m’occupe la tête. Pour me rassurer, je me suis tourné vers mes fondamentaux, qui sont la musique et le dessin : j’ai donc cherché ces doudous, au fond de mon armoire. Sur Facebook, je suis tombé sur une vidéo postée par Sing Sing du groupe Arlt, c’était un morceau d’Ivor Cutler et je me suis dit wow, il y des choses géniales à trouver sur ce réseau. Le lendemain, j’ai posté mon premier dessin, donc celui d’Ivor Cutler, qui a vite été suivi des Stranglers suite au décès de son claviériste Dave Greenfield. Et ensuite j’ai continué…rien n’était donc prémédité, même si je sentais qu’il y avait un potentiel.

Une fois le projet démarré, tu t’es imposé des contraintes ? Qu’est-ce que Facebook t’a apporté ?

J’ai décidé de faire des vignettes carrées, toujours au même format, en intégrant le nom de l’artiste et la numérotation. Quant au choix de qui j’allais dessiner, j’ai eu envie de faire se côtoyer des artistes obscurs et des très connus, dans un mélange de genres qui me fait passer de Happy Mondays à C Jérôme en toute liberté. Le « populaire » qui est le fil rouge du livre, c’est ça : un terme ambigu, qui regroupe aussi bien de la variétoche que des groupes cultes. C’est disons une relecture subjective de l’histoire du rock et de la musique populaire, avec toujours beaucoup d’affection pour les artistes que je dessine.

© Vincent Vanoli

Quant à Facebook, j’y suis venu très tard, mais c’est pour moi comme une galerie d’expo : je travaille le dessin dans un autre cadre, loin de la solitude qui est celle de la BD. J’y ai aussi trouvé des échanges stimulants, des interactions, bref de l’humanité. Et cela vient nourrir mon livre, assurément.

420 dessins, un livre, tu t’arrêtes là ?

En fait, au bout d’un an de travail, j’ai pensé à regrouper tout ceci dans un livre, et je me suis tourné vers un éditeur local que j’apprécie, Chicmedias. Bruno Chibane était intéressé par le projet, mais pas uniquement sous forme de recueil : il voulait du texte, alors le « Panorama de la musique populaire » est devenu un livre de dessins, de musiques et de souvenirs.
L’aventure continue sur Facebook, mais je ne ferai pas de tome 2:-).

© Vincent Vanoli

Tes deux passions, le dessin et la musique, sont arrivées comment dans ta vie ?

J’ai d’abord commencé par le dessin. Mon style s’est rapidement nourri de l’expressionnisme allemand et du cinéma italien, avec un côté « grotesque » qui se prête parfois à la caricature.

Ma famille n’était pas très mélomane, mais il y avait un plaisir simple à écouter de la variété. Je suis venu au rock à l’adolescence, avec les Beatles, que j’ai découverts chez un pote. A Longwy, où j’ai grandi, on allait voir un peu tout ce qui passait, et la musique est vite devenue un sujet sérieux pour moi. J’aime bien retrouver ces moments, ces anecdotes, ces souvenirs. Je pense que je suis devenu sentimental par rapport à tout ça, et aux concerts qu’on vivait complètement, pas au travers d’un écran de smartphone.

Pour terminer, quel est ton regard sur Mulhouse ?

Mulhouse est un peu rude, mais l’humain y est omniprésent. C’est une ville qui tranche avec la carte postale alsacienne, elle est libre et dynamique.

Je suis arrivée en 1995 en Alsace, j’ai eu très vite besoin d’être dans une communauté, que j’ai trouvée par exemple chez Hiéro Colmar. Je suis lorrain, mais je suis aussi de Mulhouse :-).

« Panorama de la musique populaire » est disponible sur le site de Chicmedias.
Suivez Vincent Vanoli sur sa page Facebook et sur son site web.
Vincent sera également en dédicace les 14 et 15 mai à la foire du Livre de Saint-Louis (stand du Détour).

« Mémoire de formes »: la joie en cadeau

Le chorégraphe Philippe Decouflé et l’artiste polymorphe Nosfell unissent leurs talents pour un spectacle magique à découvrir à la Filature.

Ce n’est pas la première fois qu’ils travaillent ensemble, et ce n’est pas non plus la première fois que la Filature les invite à laisser libre cours à leurs univers. Nosfell et Philippe Decouflé ont créé un évènement exceptionnel, qui convoque la danse, les arts visuels et la musique dans un ébouriffant mélange des genres.

Philippe Decouflé © V. Baeriswyl
Nosfell ©Frank Loriou

De la joie et de l’humour, tels sont les fils conducteurs de ce « Mémoire de formes » qui nous tient plus d’une heure durant dans ses filets. On se souviendra d’une « bagarre » homérique, d’un magicien à la main qui repousse, de ces jambes sans corps qui se baladent. Mais dans le spectacle, l’émotion n’est jamais loin. La voix entêtante de Nosfell, qui en module les octaves, la puissance, apporte une présence charismatique et bouleversante aux danseurs. Les duos qui s’aiment, se frôlent, s’enlacent, font de leur danse une parade sensuelle et superbement graphique. Tout dans ce « Mémoire de formes » est alternativement feu d’artifice ou feu sous la braise, dans une incandescence qui touche en plein coeur. On en redemande.

Sophie Daull : une bouleversante plongée dans l’intime

Après la publication de « Camille, mon envolée », « La suture » et « Au grand lavoir », Sophie Daull poursuit sa quête intérieure en lien avec les épisodes douloureux de sa vie tels l’assassinat de sa mère ou le décès de sa fille âgée d’à peine seize ans. . Elle publie en mars 2022 son nouveau roman, « Ainsi parlait Jules », aux éditions Philippe Rey.

Sophie Daull est née à Belfort. Comédienne, elle a publié “Camille, mon envolée” en 2015, meilleur premier roman de Lire en 2015. Puis la « Suture » (2016) et “Au grand lavoir” (2016) qui a reçu le Prix de littérature de l’Union européenne.

« Dans le livre qui vient de paraître « Ainsi parlait Jules », la narratrice est interpellée par une voix intérieure qui tente de couvrir la sienne. Une voix le plus souvent acerbe, qui contredit celle de l’autrice, l’invective jusque dans les derniers retranchements de son inconscient où se logent les petits arrangements mesquins avec elle-même.
Sophie Daull opère une lumineuse mise à nu de l’âme humaine où chacun d’entre nous peut identifier les travers propres à sa condition.
Malgré les tragédies qui ont endeuillé la vie de la narratrice, il nous arrive de sourire lorsque celle-ci se fait tancer par Jules qui lui reproche sa pingrerie. Mais Jules d’aller toujours plus loin dans ses diatribes en dénonçant les discours hypocrites que chacun d’entre nous a pu tenir et là, on ne rit plus !
Le miroir grossissant que Jules tend à Sophie Daull y reflète les apparences de cette bien pensance qui nous dispense de toute réflexion. Mais l’objet de ce livre n’est autre que de fissurer ce miroir, de le briser pour nous faire passer de l’autre côté comme l’Alice de Lewis Carroll.
La voix de Jules qui traverse celle de l’autrice n’a de cesse de la traquer et de la démasquer derrière les mots : « Tu triches. C’est cruel. Tu penses qu’à toi ».
Voilà tout l’enjeu de l’écriture jeté en pâture sur la page blanche ! Mais pourquoi Sophie Daull s’autoflagelle-t-elle ainsi ? Peut-être et très certainement parce qu’il est difficile d’être une survivante. Survivre à l’assassinat de sa mère, au décès de sa fille, c’est tenter de rester debout malgré tout, en prolongeant par l’écriture les femmes qu’elle porte en elle et qui renaissent dans le sang et la chair des mots. Mais comment ne pas douter, errer dans cette nuit à l’orée de la folie ?
Et cependant, entre deux pages surgissent ces vers éclairants : « Pourtant il faut encore donner un sens à la disparition/ Inscrire quelque chose/ Offrir une langue au silence, même avariée sous la bâche de l’autopsie, même captive du gel inexorable ».
La douleur saille dans ce livre, elle affleure sous les mots, les deux voix de la narratrice qui se confrontent en témoignent. Pleurer mais pas trop, pour ne pas heurter le commun des mortels, ne pas s’apitoyer sur soi-même, ne pas larmoyer, ne pas radoter…Mais rien n’arrête cette hémorragie verbale, Sophie Daull nous le confirme : « Ça veut parler encore, remonter vers le verbe incorruptible ». Malgré tout, c’est la vie, la danse, le théâtre, la nature qui la reprennent et la ramènent dans la ronde du monde des vivants et ce sont sans aucun doute les seules échappatoires possibles pour pallier les tragédies du destin. La poésie est cette troisième voix qui transcende les deux autres, elle est cette lumière qui irradie dans le roman et fait taire celle de Jules : « La Nature n’a pas de mémoire. / Ne connaît pas les erreurs de parcours. »
Et qu’ajouter à ce vers lumineux qui donne le dernier mot à la vie qui reprend son cours ? « Elle s’est infiltrée dans l’organisation du vivant qui se tait… »

Françoise Urban-Menninger

Sophie Daull présentera son dernier roman : “Ainsi parlait Jules” paru aux éditions Philippe Rey, à la librairie 47 degrés Nord. La rencontre sera animée par Antoine Jarry et suivie par une séance de dédicace.

Théâtre : une vie dans l’oeil du tigre

Quel point commun y a-t-il entre Sylvester Stallone et la vie de Lise, une jeune femme du siècle dernier ? La très belle pièce « Stallone », d’après le roman d’Emmanuèle Bernheim, présentée à la Filature mardi 26 et mercredi 27 avril, nous dit tout.

Lise, secrétaire médicale en couple, va voir « Rocky 3 ». Le film lui fait l’effet d’un déclic : elle va reprendre la main sur sa vie, à la manière de l’acteur Sylvester Stallone dans le film, qui renaît de ses cendres.

Stallone et Lise, un serment à la vie à la mort

Sur scène, ils sont deux. L’immense comédienne Clotilde Hesme, devant son micro, est une Lise magnifique, dont on suit les doutes, les exaltations, les brimades, les bonheurs. Sur plusieurs décennies, elle nous dévoile la force de Lise malgré les obstacles, on tombe amoureux avec elle de Jean, on visite son ancienne chambre d’adolescente, on boxe, on pleure, on rit, et bien sûr on va voir tous les films de Stallone, puisque c’est grâce à lui que la jeune femme prend un nouveau départ. Et Lise en fait le serment : elle ira voir tous ses films.

©Huma Rosentalski

Pascal Sangla, assis derrière ses claviers, assure le fil rouge musical (dont bien sûr notamment le titre « Eye of the Tiger » de la BO de Rocky 3) et interprète tour à tout le médecin acariâtre, les parents violents, le date boursouflé, l’étudiante névrosée, l’amoureux magnifique, la patiente stressée.

Le récit est vibrant, vivant, parfois sombre, souvent lumineux et franchement drôle notamment lors de quelques tirades ahurissantes, véritables performances accomplies avec brio et vérité par les deux comédiens en état de grâce. Un grand moment de théâtre.

Infos pratiques :
La Filature
20, Allée Nathan Katz
68090 Mulhouse
Tél. : 03 89 36 28 28
Site web : www.lafilature.org
Facebook : www.facebook.com/LaFilature.Mulhouse

Danse : éblouissante « Alice » !

Le week-end dernier, la Filature accueillait « Alice », une création mondiale du ballet de l’opéra national du Rhin, d’après l’oeuvre de Lewis Carroll.

La salle est pleine en ce samedi soir, et comme il s’agit d’un ballet accessible au jeune public, les bouts de chou étaient nombreux aussi. Je découvre que la fosse est pleine de musiciens et je m’en réjouis car la mise en musique sera en live !

On connait tous l’histoire d' »Alice au pays des merveilles », son univers débridé et absurde, où se croisent des personnages étonnants dans un imaginaire tourbillonnant. Et même si on ne se souvient pas de tout, certains personnages nous sont familiers, comme le lapin pressé ou encore le chat de Cheshire. Nous plongeons donc en enfance, au coeur du rêve, avec une Alice que l’on suit aux différents âges de sa vie. D’emblée, je suis happée par le piano, et je me laisse porter. Chaque moment réserve ces moments de grâce : ici, des pissenlits dansants, là, une vidéo avec une Alice qui danse en apesanteur, plus tard, une salle de classe avec uen maîtresse tyrannique… Visuellement, c’est un éblouissement permanent, que ce soit la mise en scène, créative et maîtrisée, les costumes, juste magnifiques, la photo et la vidéo, d’une grande beauté. La présence de l’orchestre emmène quant à elle une dimension supplémentaire au ballet. L’interprétation est magistrale, on ressent le plaisir des danseurs dans les duos, les mouvements d’ensemble, qui allient grâce, technique et humour.

Bref, j’ai été totalement conquise :-). Pour voir « Alice », il vous faudra vous rendre à Strasbourg : six représentations auront lieu à l’opéra entre le 18 et le 23 février.

Les Verriers : un restaurant bistronomique à découvrir

Ouvert depuis novembre 2021, je n’avais pas encore eu l’occasion de tester les Verriers. C’est désormais chose faite, à la faveur d’un déjeuner.

Un lieu atypique, mais moins « indus » que prévu

C’est avec une petite émotion que j’arrive sur le parking des Verriers, car cet ancien site industriel, certains Mulhousiens s’en souviendront, a abrité un temps des concerts et des soirées. Bon point pour le restau : les couloirs pour y accéder sont toujours dans leur jus.

Arrivés tout en haut, on découvre les lieux : une grande cuisine ouverte sur notre droite, une immense salle sur notre gauche. Je me précipite vers les fenêtres pour admirer la vue, qui est assez sympa (si on ne baisse pas les yeux, sinon notre regard tombe sur un parking, un petit site industriel, etc.). La salle est vaste, peut-être trop, ce n’est pas cosy mais pour un déjeuner c’est bien. La déco ne nous emballe pas, assez classique et hétéroclite, on s’attendait à un esprit indus plus marqué.

Comme il est midi, on opte pour la formule plat+café gourmand qui est à 23€. Arrive l’amuse-bouche, qui était une belle entrée en matière. Pour le plat, je choisis la dorade poêlée au jus de champignons et rattes confites au romarin, Philippe prend le risotto crémeux aux cèpes et brocolettis croquants. Les deux propositions étaient bonnes, cependant la présentation pourrait encore être améliorée. En dessert, on avait donc le café gourmand avec différentes petites douceurs plutôt sympas (même si je n’ai pas adoré la sucette de chocolat blanc façon tarte au citron). Pour un déjeuner la formule est bien je trouve.

De belles assiettes pour un déjeuner

En conclusion, les Verriers est un restaurant à découvrir, je retenterai peut-être en soirée et/ou à la carte.

Informations pratiques
Les Verriers
4, rue des Verriers
68 200 Mulhouse
Tel : 03 89 62 22 23
Site web : www.restaurantlesverriers.fr

« Zéro déchet, zéro pression » : consommer mieux sans se prendre la tête

Paru fin décembre 2021, le livre « Zéro déchet, zéro pression » de la mulhousienne Céline Portal nous invite à moins polluer, consommer mieux et réduire nos déchets. Rencontre avec une citoyenne avertie et bien dans ses baskets.

On te connait car tu fais des ateliers et des interventions dans les entreprises, associations et collectivités, sans parler de ton blog, www.vieverte.fr, qui cartonne. Pourquoi avoir choisi de faire un livre ?

Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, on m’a souvent demandé, ces dernières années, si j’allais faire un livre avec le contenu de mes interventions, les recettes DIY et zéro déchet, etc. De plus, sur mon blog, je ne détaille pas tous les aspects anthropologiques et psychologiques dont je parle dans mes ateliers. Il fallait donc un support pour y mettre totu ceci. Et j’ai « profité » du confinement pour me mettre à al rédaction du livre. Un sacré challenge pour moi, car je n’aime pas écrire 🙂 et j’ai souvent tendance à être trop synthétique.

Céline Portal ©Catherine Kohler

Paru aux éditions Jouvence, ton ouvrage se dit « décomplexé » sur le sujet de l’éco-consommation. Qu’entends-tu par là ?

Alors, j’ai évidemment lu beaucoup d’ouvrages sur les sujets dont je traite dans mon livre. J’avais envie de faire quelque chose de différent, et qui cesse de « mettre la pression » sur les gens. En clair, moi par exemple, je ne me considère pas comme une écologiste (et je ne voulais pas ce terme dans le titre de mon livre), mais je pratique des gestes écologiques. Avec un regard bienveillant sur soi-même, on accepte de ne pas être parfait, et donc pas à 100% irréprochable dans sa manière de consommer. Une dame m’a écrit un jour que « grâce à moi », elle ne culpabilisait plus d’acheter de la lessive au lieu de la faire elle-même. Je pense qu’on peut tous agir, mais sans chercher un idéal à tout prix, qui à mon sens serait plus sujet à névrose qu’autre chose. D’où le terme « décomplexé ».

Le livre contient des recettes, des témoignages, et une analyse fine, sans être pesante, de nos comportements. Comment as-tu travaillé sur tes chapitres et ta mise en page pour rendre l’ouvrage agréable à lire ?

J’ai grandi avec les livres et c’est un objet que j’aime beaucoup. Pour celui que j’avais envie d’écrire, je voulais quelque chose de digeste et de pratique, sans être non plus un simple livre de recettes. Il y en a quelques-unes, mais elles servent surtout à faire des « pauses » dans la lecture afin de digérer les propos. La mise en page participe elle aussi à cette volonté de simplicité, de respirations. Et bien sûr, je suis ravie d’avoir pu publier chez Jouvence, un éditeur sérieux et reconnu dans son domaine.

Le livre de Céline Portal est disponible dans toutes les bonnes librairies de Mulhouse, de France et de Navarre et même au-delà. Retrouvez-la également sur son blog et ses réseaux sociaux :
Instagram : zerodechet_zerosucre
Facebook : zerodechetalsace
Youtube : CélineVieVerte

Danse : « Une maison » hors du temps

Dans le cadre de la quinzaine de la danse, la Filature a proposé mardi de rejoindre les danseurs de Christian Rizzo dans « Une maison » toute en tension et en subtilité.

La première chose que l’on voit sur scène est le toit de la maison. Une sculpture lumineuse impressionnante, qui chapeaute un univers sobrement habillé : une pyramide de terre sur la droite, et deux danseurs qui ouvrent le spectacle en silence, gestes déliés, concentration extrême. La structure s’anime, le son s’impose, la troupe se complète. On ressent intensément la solitude, le besoin de partage, de se prendre dans les bras. Christian Rizzo a exploré la maison, celle qu’on habite, mais aussi celle qui nous habite. A la fois concrète et abstraite, cette notion demande aux danseurs d’aller chercher au fond de leur âme la puissance d’évocation et d’interprétation nécessaires pour communiquer l’émotion, pour susciter la réflexion.

© Marc Domage

Pelleté et projeté avec énergie, le monticule de terre apporte une dimension scénographique de toute beauté à la chorégraphie. Omniprésente, la musique imaginée par le duo « Cercueil » apporte de la tension et du rythme à la maison. Elle va crescendo, jusqu’à atteindre les battements de coeur dans une scène où les danseurs, dans un magnifique ensemble, font vibrer la scène et monter l’émotion.
Un spectacle exigeant et troublant, qui n’a pas laissé le public indifférent.

Sous “le ciel de Nantes”, le tango de la vie

Dans son œuvre, Christophe Honoré explore depuis toujours les histoires de famille. Avec “le ciel de Nantes”, il a choisi de mettre en scène la sienne : une saga tumultueuse, magistralement orchestrée et interprétée. 

En quête de vérité

Christophe est cinéaste. Dans ses cartons se trouve un projet qui peine à voir le jour : raconter l’histoire de sa famille. Il convie sa grand-mère, ses tantes, ses oncles, dans un vieux cinéma pour leur en parler et leur montrer des images. 

Cette “réunion de famille” imaginaire convie les vivants et les morts, qui tour à tour interrogent la vérité, les souvenirs, la transmission. Mémé Kiki, l’aieule haute en couleur, la tante Claudie enfermée comme folle pour “en être débarrassé”, le père Puig, banni à jamais, le tapageur Roger, qu aime boire et jouer…chaque personnage renvoie à Christophe une vision pas tout à fait conforme à ses souvenirs. Et passent, entre eux, du règlement de comptes aux regrets, avec en témoin un Christophe malmené, secoué, mais empli de tendresse. 

Chiara Mastroianni joue la tante Claudie © Jean-Louis Fernandez

Une oeuvre bouleversante

Ce regard d’une grande douceur sur cinq décennies d’amour, d’évènements, de désillusions, de douleur, retrace une histoire familiale complexe. La pièce est une photographie sensible et fine d’une famille ouvrière avec dix enfants grandissant tant bien que mal à Nantes. On y danse sur “Spacer” de Sheila, on supporte les Canaris, on se retrouve à la table de mémé Kiki tous les dimanches, on y fume, on y boit…on y vit avec fracas. Des bombes de la seconde guerre mondiale aux paquets de Gitanes Maïs ou encore au crâne de Zizou en 1998, des madeleines douces-amères parcourent l’échine dorsale de la réunion familiale, donnant ainsi des décharges d’émotions au spectateur. 

Splendides et pathétiques, flamboyants et brisés, les membres de la famille, portés par des interprètes tous magistraux, révèlent leurs secrets avec une force bouleversante. Christophe Honoré reconstitue ses souvenirs avec des séquences filmées : en mêlant étroitement théâtre et cinéma, il apporte à sa mise en scène une puissance considérable.