Expos, Musique
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De Mozart au Bozar en 48h, c’est possible !

Ce week-end, on a fait un grand écart culturel à Mulhouse. Un concert classique à la Filature, puis un festival de graffiti quai des Pêcheurs, le moins qu’on puisse dire c’est que l’éclectisme était au rendez-vous. 

Acte 1 : l’OSM joue Mozart et Schoenberg à la Filature

Vendredi soir, l’ambiance était iconoclaste à la Filature. Entre collégiens venus avec leur classe, abonnés mélomanes avertis de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse et amateurs du très connu Requiem de Mozart, la grande salle affichait une belle effervescence pour un concert qui se jouait à guichets fermés.

En première partie se jouait le « Pierrot Lunaire » de Schoenberg. Une œuvre du début du 20ème siècle, que j’ai trouvée très difficile, peu habituée aux dissonances et au parlé chanté qui font la singularité de l’écriture musicale de ce compositeur viennois. Un certain bruissement dans le camp des ados m’a confirmé le fait qu’il faut avoir une certaine éducation musicale pour être en mesure d’apprécier ce type de musique.

Après la pause, place au Requiem, le tube interplanétaire de Mozart :). Certes, l’oeuvre est hyper connue, elle n’en reste pas moins magnifique et me donne des frissons à chaque fois dès les premières notes. La puissance des deux chœurs (de l’Orchestre de Paris et de Haute Alsace) transporte le public, et même les ados restent sans voix. Seul bémol, le son aigrelet d’un orgue (Bontempi ?) qui par moment venait irriter mon oreille – et celle de beaucoup d’autres personnes dans le public si je me fie aux conversations d’après-concert. Hormis ceci, ce fut parfait, et c’est toujours impressionnant de voir un orchestre et un chœur sur scène.

Acte 2 : les graffeurs s’approprient le quai des Pêcheurs

Dimanche après-midi, tout le monde rêve de piquer une tête car il fait plus de 30°C. Pas de bol, le stade nautique est encore fermé, et pas envie de faire des kilomètres. Heureusement, à deux pas de chez moi  se tenait le festival Les Bozar : ni d’une ni de deux, munis d’un kit anti-déshydratation et de lunettes de soleil, on part à la rencontre des artistes qui se sont approprié les murs qui longent le quai pour y apposer leur patte.

graff bozar mulhouse

Le talent s’affiche sur les murs ! – © My-Mulhouse.fr

Dessins figuratifs, lettrages, couleurs, c’est un vrai feu d’artifice de créativité sur ces murs qui prennent vie en direct live, là sous nos yeux. Un DJ mixe un hip hop nerveux et rythmé, d’autres graffeurs ont apporté leur propre son, ça sent la merguez et la bombe à peinture, bref un vrai beau festival de culture urbaine… qui dure toute une semaine jusqu’au 15 juin !

J’ai aimé : le chœur sur le Requiem, l’œuvre prise en photo ci-dessus.
J’aime moins : le son du clavier/orgue/ sonnerie de téléphone portable à la Filature, ne pas pouvoir ramener des Bozar un mur en déco chez moi.

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Au début, de l'indifférence, puis de l'attachement, ensuite un rejet total, et aujourd'hui je l'aime aussi tendrement que sereinement. Une histoire d'amour classique, donc, que j'essaie de raconter à ma façon, avec les mots que j'adore manier et les images qu'elle m'offre chaque jour.

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